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vendredi 26 juillet 2013

BLOG/CONSO N°1 LE SOLEIL AMI ET ENNEMI ET LES VETEMENTS ANTI UV


le sport oui mais avec un vêtement anti UV

Aujourd'hui, ignorer les dangers du soleil et les effets néfastes sur la peau des rayons ultratviolets A et B est quasiment impossible. Les médias sont de bons relais et leur efficacité dans le domaine de la prévention est quantifiable.
 Bien sûr, la période des vacances d'hiver ou d'été est un terrain favorable pour les ventes de produits luttant contre les effets néfastes du soleil.

Bon et mauvais, c'est une question de dosage qui  varie selon les individus. Quoi qu'il en soit, l'astre solaire a un rôle essentiel pour les êtres vivants sur cette terre. Par exemple, la vitamine D est une substance indispensable au corps humain qui est synthétisée au niveau de la peau grâce à l'action des rayons du soleil. Cette vitamine est nécessaire à la croissance de nos os.
Le danger du soleil c'est de trop en vouloir. Le bon dosage, voilà le secret d'une bonne santé.
le soleil oui mais après 16 h


LES MOYENS MIS EN OEUVRE POUR LUTTER CONTRE LES UV

Les crèmes, les sprays avant soleil, les lotions apaisantes après soleil, sont commercialisés depuis longtemps. Cependant, la gamme des produits de prévention s'est agrandie en proposant  des articles textiles.  Ces vêtements anti UV sont apparus dans les années 90 en Australie. Aujourd'hui en Occident, ces articles se trouvent dans de nombreux points de vente.

QUID DES RAYONS ULTRAVIOLETS ?

Pour lutter efficacement contre un ennemi, le mieux est de le connaître. Voilà pourquoi je vous propose quelques définitions utiles :
Bronzage 
Le bronzage se caractérise par une réaction des cellules de la peau : les mélanocytes, qui libèrent de la mélanine sous l'effet des rayons UV. En fonction du type de peau, certains auront une réaction lente ou rapide ou pas de réaction du tout.
Rayons UV 
Le soleil émet des rayons électromagnétiques qui se composent principalement d'UVA, d'UVB et d'UVC (bloqués par la couche d'ozone) et d'infrarouge.
Les UVA agissent vite et la peau bronze rapidement ; ils seraient responsables du vieillissement et des allergies de la peau.
Les UVB mettent plus de temps à agir mais ils modifient l'ADN ce qui peut provoquer des cancers de la peau. Ils peuvent aussi causer des coups de soleil.

A PROPOS DE LA PHOTOPROTECTION

La photoprotection désigne les moyens utilisés pour  protéger notre corps du soleil. Lorsque l'on dit soleil, il faut aussi penser que les nuages n'arrêtent pas les rayons nocifs, de même que la neige, le sable blanc, l'eau, et même les pierres blanches d'une terrasse en plein soleil jouent le rôle d'un miroir qui renvoie les rayons UV, donc protection encore et toujours.
La  photoprotection naturelle, c'est-à-dire le système pigmentaire, la pilosité, l'épaisseur de l'épiderme, les pigments carotéïdes, les systèmes de réparation de l'ADN n'est pas identique pour tous les hommes.   
Chaque individu possède donc  à sa naissance un capital  de protection anti UV. Or une fois celui ci épuisé par suite de longues expositions au soleil, la peau ne peut plus se défendre seule face à l'agression des rayons UV. 

INEGALITES  DES HOMMES FACE AU SOLEIL ET PHOTOPROTECTION PASSIVE
Compte tenu  de la faiblesse de nos défenses naturelles,  l'homme  a crée des écrans artificiels autrement dit la photoprotection passive ou artificielle. Aussi est-il impératif d'adapter le degré de  protection à chaque cas.
Le vêtement fut le premier barrage qui permis à l'homme dépourvu de défenses de lutter contre les excès climatiques puis vinrent les produits anti solaires et enfin les vêtements traités anti UV.  .
Pour les personnes qui supporte le soleil, un simple vêtement couvrant tout ou partie du corps peut s'avérer suffisant, mais pour d'autres, ceux qui ont
une peau intolérante aux rayonnements solaires, l'utilisation de vêtements anti UV et de crème peuvent s'avérer nécessaires.

POURQUOI LA PEAU DES ENFANTS EST PLUS VULNERABLE AUX RAYONS UV ? 
La peau d’un enfant est plus fine et présente un taux de pénétration plus important des rayons solaires, une déshydratation plus rapide et un risque accru de brûlures.Sachez qu'un peau fragilisée avant 10 ans restera vulnérable  à vie. Un indice de protection élevé est préconisé pour les enfants.

LA SAGESSE POPULAIRE
Nos arrières grands mères avaient tout compris. Les photos prises sur les plages de la Manche au début du XXeme siècle montre des cabines montées sur roues et tirées par des chevaux. Les nageuses arrivaient ainsi près de l'eau sans avoir à marcher sur la plage, surtout lors des marées basses. Elles sortaient en costume de bain, couvertes de la tête aux pieds Pas évident de nager ainsi mais leur peau était à l'abris des UV
Depuis les années 50 les occidentaux se sont entichés du bronzage, sans imaginer les conséquences néfastes que cette mode entraînait. Dans les années 2000 il semble que l'on ait pris conscience du danger. Les habitudes face au soleil changent, et une meilleure protection de la peau est préférable à un bronzage. Rentrer de vacances sans avoir bruni n'est peut être plus un signe de vacances gachées. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse.

VOYAGES VOYAGES 
Si en Occident nous utilisons des préparations élaborées dans des laboratoires pharmaceutiques ou cosmétiques prêtes à l'emploi, pour brunir sans danger, pour éviter les coups de soleil, la déshydratation de la peau etc... il est des pays où hommes et femmes se protègent des méfaits du soleil avec des préparations traditionnelles très efficaces. C'est le cas en Birmanie avec le thanaka. Cette  pâte est obtenue en rappant l'écorce d'un  arbre qui est ensuite mélangée avec un peu d'eau. Les femmes appliquent cette pate blanchâtre sur leurs joues parfois sur les bras, les hommes qui travaillent en plein air utilisent également ce procédé pour protéger leur visage. Ce "maquillage" renvoie les rayonnements et adoucit la peau. Il est indispensable à cette population au teint clair qui vit dans un pays où l'ensoleillement est intense. Les habitants des  pays limitrophes utilisent des procédés similaires.
le visage des enfants birmans  sont protégés du soleil 
une jeune fille birmane dont le maquillage est aussi une protection pour sa peau, on remarque qu'elle porte également une protection vestimentaire;




Les femmes mariées malgaches, étalent en fine couche sur leur visage un masque "de beauté" qu'elles gardent toute la journée, à base de poudre de bois de santal le m'sindzano.  Il a pour fonction de protéger la peau contre le soleil et les moustiques et lisse la peau (anti rides). Bien que leur peau soit foncée, elles se protègent aussi du soleil et ce depuis des générations, sans avoir besoin du renfort des publicités ou des mises en garde médicales. Il n'y a que les touristes pour s'exposer au soleil de midi !

                 Les japonaises, quant à elles, se protègent disont "textilement" de l'astre. Ici nous il semble que "la totale" soit de mise

L'écran total n'existe pas. Les produits pharmaceutiques ou textiles ne sont que des filtres et non des barrières infranchissables. Il n'y a donc pas d'écran total ni en crème ni en textile. Cette dame ne le sait peut être pas mais si ces vêtements ne sont pas traités spécifiquement anti UV étant donnée la chaleur ambiante (35°) elle doit transpirer, et la sueur va mouiller la chemise et voilà que sa carapace va se réduire comme peau de chagrin au soleil... Le masque et les gants sont des accessoires que les japonais portent  même en ville pour se protéger du soleil et de la pollution.
A SUIVRE DEMAIN

mardi 16 juillet 2013

HISTOIRE D'UN TISSU QUI A UNE HISTOIRE : LA BURE

UNE IMAGE D'EPINAL!
Dans notre imaginaire, la bure est presque "une image d'Epinal". Ce lainage grossier en laine de moutons était au Moyen Age commercialisé le plus souvent en brun rouge. Son toucher rugueux, son aspect rustique convenant parfaitement à l'habit des ordres religieux ayant fait vœux de pauvreté. 
La bure était utilisée pour fabriquer les frocs des moines, ce vêtement monastique couvrant la tête , les épaules et la poitrine. De là, les expressions prendre le froc c'est à dire "se faire moine" ou "jeter son froc aux orties" c'est-à-dire quitter l'état monacal.
"Un certain abbé Gardon qui avait jeté le froc aux orties, dirigeait l'armée de l'Espérance" Stendhal in La vie de Henri Brulard.)


 Le froc de bure apporte la contradiction au célèbre diction "l'habit ne fait pas le moine".
Tout cela est juste mais incomplet. Au XIIe siècle, la bure est une toile de laine grossière, très commune, qui doit son succès commercial à un aspect économique. Ce tissu bon marché permettait aux populations pauvres, paysans, pélerins, bergers, de se vêtir en période de grands froids. La bure était parfois nommée  burel ou bureau.
 "Mieux vaut vivre sous gros bureau, pauvre, qu'avoir été seigneur et pourrir sous riche manteau" François Villon in Testament.

UNE ORIGINE INCERTAINE MAIS DES HYPOTHESES NOMBREUSES 
Première hypothèse : bure viendrait du latin burrus, roux, lui même dérivant du grec purros, couleur feu. La couleur se rapprochait du ton fauve virant au marron, le rouge étant alors une couleur rare et coûteuse, réservée aux étoffes de qualité destinées à la noblesse. 
C'est ce brun avec une pointe rouge que l'on retrouve grâce aux témoignages des artistes peintres.
 A propos de teinte, permettez moi de vous narrer une anecdote qui donne à une couleur une dimension quasi historique. Au XVIIIe siècle, la couleur puce était un brun foncé avec une touche de rouge. Un jour de 1775, alors que la reine Marie-Antoinette arrêtait son choix sur un taffetas de soie sombre et changeant que lui présentait sa modiste Rose Bertin, on dit que le roi passa à ce moment  et déclara en regardant l'étoffe '"c'est la couleur puce". C'était dit, c'était le roi, et il n'en fallut pas davantage pour lancer la mode de cette couleur, déclinée à l'envie avec des tissus tête de puce, dos de puce, vieille puce, jeune puce, cuisse de puce.etc. Des nuances tout en nuances ! Après la naissance du Dauphin, les puces furent oubliées et la nouvelle couleur à la mode devint le caca dauphin ! Difficile à vendre mais les modeuses de l'époque voulurent toutes avoir une robe couleur caca dauphin. Les fashion-addict sont parfois incontrôlables, mais n'est-ce pas ce qui fait leur charme ?
Revenons à la bure et à sa teinte traditionnelle. Les couleurs foncées étaient préférables à une époque où on lavait son linge sale en famille une à deux fois par an. Ceci n'empêche pas de trouver ce lainage diversement teint.

Deuxième hypothèse : bure serait  issu du latin certes mais avec une autre signification. Cette fois burra désignant "un tissu de laine brute" employé ici dans le sens de rustique ce qui, à l'évidence, est encore exact.

Troisième hypothèse : bure serait une déformation de bourre. Le tissu était fabriqué avec des déchets de laine qui restent après les différentes opérations  qui précèdent ou suivent le tissage (filage, peignage, foulonnage), ou avec des brins trop courts et, de fait, a délaisser pour les tissages de qualité. Cette matière première de second ordre explique aussi le prix de cette étoffe.

Or, ces résidus sont aussi appelés bourre, on peut ainsi y voir l'origine du mot avec une petite déformation de bourre à bure mais le français n'est plus à  une déformation près.  
Ceci étant, on utilise encore aujourd'hui les déchets de soie, les qualités inférieures de soie et les brins les plus courts pour fabriquer la bourrette de soie. La bure aurait pu être simplement une bourrette de laine. Why not ?

Quatrième hypothèse  : ce mot serait d'origine germanique, bur signifiant hutte, habitation. L'habit n'est il pas la maison, l'abri du corps ? Tiré par les cheveux ? Oui je l'admets, mais ce n'est qu'une hypothèse de plus.

LES TRIBULATIONS DE LA BURE  
Si dans certains monastères les moines copistes avaient des écritoires, nombreux étaient ceux qui ne disposaient pas de mobilier aussi fonctionnel. Ils avaient généralement à leur disposition des  tables en pierre. Le froid et les irrigularités de la surface de ce support les incommodaient à la longue. L'idée   de prendre le tissu dans lequel ils taillaient leurs habits pour couvrir les tables de travail et améliorer leurs conditions de travail fut reprise par les profanes, particuliers et commerçants.
Vous trouvez curieux de couvrir un plan de travail pour faire les comptes. Si l'on se reporte au XVe siècle cela était parfaitement adapté. A cette époque, même si les chiffres arabes étaient parvenus jusqu'en Europe, ils n'étaient pas employés pour compter. On se servait d'un instrument de calcul, l'abaque, sorte de boulier (du latin abacus tablette et du grec abakos table de calcul). Pendant des siècles et dans de nombreuses civilisations, le calcul se faisait à l'aide de cailloux ou de pièces de métal circulaires. Il était d'usage de jeter les pièces en cuivre (doré) ou en laiton (argenté) sur la table. Voilà l'origine du mot jeton. Tout cela se faisait dans un joli bruit, les jetons s'entrechoquant ou roulant sur la table et tombant sur le sol. Ce sont là des monnaies sonnantes et trébuchantes (de trébuchet, balance qui permettait de déceler grâce au poids, les fausses pièces).
Avec ce tapis de table en bure, non seulement le confort phonique était augmenté, mais la table en bois ou en marbre ne craignait plus les tâches d'encre, et les tranches des manuscrits étaient protégées.

DU COMPTOIR AU BUREAU
Puisque la table sur laquelle on posait l'abaque servait à compter, on la baptisa comptoir évidemment. C'est lorsque le comptoir et autres tables qui servaient à écrire ou à compter furent recouvertes de bure qu'elles prirent le nom de bureau.  

Peinture de Quentin Metsys 16eme siècle.
Une étoffe verte recouvre la table sur laquelle le prêteur et sa femme observent les articles mis en gage. Cette toile résume l'usage de la bure en ameublement avant l'apparition du meuble bureau. Peinture de Van Eyck.
Aujourd'hui, pour protéger les plateaux de table fragiles, comme le verre ou le marbre, on utilise le "bulgomme" marque déposée, une sous nappe, avec une face lisse en coton et une face enduite d'une couche de caoutchouc alvéolé qui préserve des chocs et des taches la table et qui est antidérapant, ce qui empêche la nappe de glisser.

 AU XVIeme SIECLE ON SE MET AU BUREAU,  AU XVII eme SIECLE  ON VA AU BUREAU
En 2013 si la bure est devenu quasiment introuvable (seul quelques tisserands travaillant pour le clergé fabriquent encore ce produit), la table de travail ou  bureau est désormais inséparable du bureau pièce dans laquelle se trouve le meuble et qui est destinée au travail intellectuel, à l'étude. Si la langue française n'utilise qu'un seul et même mot, en anglais on trouve desk pour le meuble et office pour la pièce, en allemand il y a également deux mots. Sreibetish (table à écrire) pour le meuble et büro pour la pièce .


BUREAU OU SECRETAIRE ? BURALISTE OU SECRETAIRE?
Le bureau est un meuble plat qui peut avoir des tiroirs sous le plateau. Il sert essentiellement à écrire. Le secrétaire comme son nom l'indique se doit de "taire les secrets" et c'est pourquoi il est possible d'enfermer des papiers, et de fermer complètement ce meuble à clé.  
Si par la suite le bureau devient la pièce où se trouve le meuble, le secrétaire deviendra un métier de bureau. La personne en charge du secrétariat est le ou la secrétaire de direction ou particulier. C'est une personne de confiance qui détient les secrets de l'entreprise ou de son employeur

DE LA BURE AU BURALISTE
Eh bien oui, je ne sais par quel tour de passe-passe le tissu rude et chaud s'est transformé en bureau de tabac mais aujourd'hui, on se rend au bureau de tabac plus souvent que l'on ne porte un vêtement en bure.
Au XVIIème siècle, le buraliste est la personne responsable d'un bureau qui dépend des finances puis au siècle suivant, l'administration devenant de plus en plus structurée, on accole le suffixe cratie racine venant du grec kratos (qui signifie pouvoir, gouvernement) au mot bureau. Et voilà un autre wagon à rattacher au train du bureau : bureaucratie. Ce mot accentue l'importance des bureaux et surtout ses dérives avec les lourdeurs administratives et l'avènement des bureaucrates. Des auteurs de théâtre comme Labiche ou Courteline se plairont à ridiculiser les excès de la bureaucratie. Ainsi en est il de "Messieurs les ronds-de-cuir, roman de la vie de bureau" œuvre de Courteline au titre explicite. Par "ronds-de-cuir" on désignait au XIXe siècle les employés de bureau qui passaient leur journée dans un bureau,  derrière un bureau, assis sur des chaises plus ou moins confortables. Pour améliorer leur confort, il était d'usage de mettre un coussin en cuir de forme ronde d'où rond-de-cuir. Pour parvenir à la quadrature du cercle, il aurait fallu que la bure remplace le cuir, ce qui aurait donné "Messieurs les rond-de-bure!"
Au XXIe siècle, le mot bureau véhicule toujours une idée de labeur mais pas forcément liée à l'administration. Qu'il s'agisse du bureau de poste, du deuxième bureau (service de renseignements de l'armée française de 1870 à 1940) et nos bureaux de tabac, qui vendent de moins en moins de tabac ; du bureau du directeur, du bureau bibliothèque dans un appartement… Mais pourquoi donc un bureau de tabac tenu par un buraliste ? L'état demeure le lien privilégié car le buraliste était au XVIIe siècle déjà la personne préposée à un bureau de paiement, de recettes, un collecteur (des impôts). Or, dans les bureaux de tabac, le buraliste perçoit encore au nom de l'Etat le règlement des amendes, vend les timbres fiscaux sans oublier que l'état délègue aux buralistes la vente du tabac dans le cadre d'un monopole. Les buralistes sont des commerçants indépendants et des préposés de l'administration. Un buraliste doit signer un traité de gérance avec les douanes.    

 DE LA BURE A DEBUREAU?  
Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter Debureau dans ce post.  
Ce célèbre mime ne portait pas une robe de bure mais la robe blanche de Pierrot. Mais, car il y a souvent un mais, le nom qu'il porte à un lien avec la bure.
C'est encore une autre histoire qui se cache dans cette belle photo de Tournachon dit Nadar qui immortalisa cette image avec son appareil photo.

J'ai découvert ce personnage lors d'une réprésentation de Debureau au théâtre avec dans le rôle titre Robert Hirsch. Bien sûr, Jean-Louis Barrault avait revêtu avec succès l'habit blanc du mime dans Les enfants du Paradis, mais cette représentation demeure pour moi un souvenir, un magnifique moment de théâtre.
Mais le plus intéressant dans cette histoire, et là j'atteins la quadrature du cercle, c'est l'origine du nom. Ce nom de famille assez commun en France désigne le fils de bureau nom qui dérive de bure, associé à celui qui tisse la bure. Il semble donc plausible qu'un ancêtre de Debureau ait été fabricant de bure. Cette histoire me ravit.

Le chemin suivi par cette étoffe bien banale se termine au théâtre et c'est bien naturel car chez De Gilles tout commence et tout finit sur scène. J'ai une pensée pour ma fille Jessica qui durant tout le mois de juillet est présente au festival d'Avignon avec Peter Pan et sa troupe d'impro Casino ! Tissu et théâtre ont toujours fait bon ménage et nous en sommes la preuve. Un salut textile amical à tous les gens de théâtre et aux autres amateurs de tissus, d'histoires, d'anecdotes.