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jeudi 25 juin 2015

WATERLOO 2015 suite

Une super production à faire pâlir Hollywood
Une reconstitution minutieuse au niveau des costumes jusqu'au climat ... En effet la pluie s'est invitée, le ciel bas et gris, une humidité ambiante, un terrain lourd...une similitude frappante avec le 2O juin 1815
Le Champ de Bataille in live















La parade fut un ravissement pour les curieux. Sous les  yeux des 60 000 spectateurs  les 6 000 participants défilèrent dans les uniformes des différents régiments  anglais, écossais,  prussiens, français...





















Un résultat professionnel
Je dois reconnaître que j'ai été bluffée par les costumes. Le travail effectué par des hommes et des femmes passionnés  est extraordinaire.  Sur le terrain 6 000 reconstitueurs des cantinières aux généraux, tous vêtus avec moulte détails.

Boutons, passementerie, draperie tous y est.







Des mots et des maux!
Le mot de Cambronne et la phrase du général Michel "la garde  meurt et ne se rend pas" Souvenirs de Waterloo 1815.

Et au loin, très loin la silhouette du vainqueur de la communication


Voilà c'est ici que prend fin ce petit reportage. A bientôt pour de nouvelles aventures

mardi 23 juin 2015

Waterloo 2015 , ni morne ni plaine!

GRANDIOSE
Walerloo, 2015 quelle aventure ! J'y étais!




Waterloo morne plaine? Non ni morne, ni plaine, en ce 20 juin 2015!  Promis demain vous aurez plus de détails sur cette grandiose reconstitution.



mardi 16 juin 2015

N°3 LA MODE : DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS D'ELLE

Je termine cette série sur trois icônes de la mode, peut être pas en beauté mais certainement en confort car voici venir à grands pas les UGG Australia, une sorte de moufle pour les pieds. 

UN DROLE DE NOM

Le confort et les doigts de pieds en éventail c'est possible avec les UGG Australia

Les  UGGS, bottes de sept lieues version XXI eme siècle














L'origine de Ugg est controversée, plusieurs hypothèses circulent. Je vous livre les plus plausibles.

De ugly qui, en anglais, signifie laid, moche. C'est l'image que renvoyait la forme des premières bottes en peau de mouton retournée. Larges, rondes, plates, quasi informes, l'élégance n'était pas le but recherché, le confort, en revanche, était au rendez vous.
De hug que l'on peut traduire par câlin. Il est vrai que le contact du pied avec l'intérieur de la botte est une caresse pour la peau.
De Ugh Boots marque déposée en 1971 par Shane Stedman  pour ses bottes en peau de mouton.

POUR EN FINIR AVEC LA LEGENDE 

Ce phénomène de mode, car on peut vraiment parler de phénomène, est né en Australie ou en Nouvelle Zélande, les avis divergent à ce sujet. Mais contrairement à la légende, ce n'est pas le surfer Brian Smith qui eut l'idée de fabriquer une botte en peau de mouton pour réchauffer ses pieds après avoir passé des heures dans l'océan, mais un fabricant de surfs : Shane Stedman.  
Shane Stedman, toujours passionné de surf et toujours droit dans ses bottes



JAMAIS SANS MES UGGS Australia®
Stars en UGGS
Si  ces bottes sont  des icônes interplanétaires dans les années 2000, c'est peut être parce qu'elles sont les chouchous des stars hollywoodiennes. Elles les portent en ville, à la plage, en été ou en hiver  pour faire leurs courses au supermarché ou pour assister à la cérémonie des "Oscars". Les UGG Australia® ne flattent pas la silhouette mais le confort prime. A l'aise dans des boots !
Ugg
  En jupe ou en pantalon, en hiver ou en été c'est la uggmania
MODE ET DECALAGE LA UGGMANIA
Difficile de comprendre la mutation des Ugg. A l'origine, elles furent portées occasionnellement. En toute logique, c'est un article de plage. Elles n'ont pas d'autre fonction que de réconforter les pieds des surfers. On continue à marcher sur la tête. Mais il est des exemples qui choquent moins et qui pourtant sont tout aussi décalés. Les tennis ne sortent-elles pas des terrains en terre battue pour arpenter l'asphalte de nos rues ? Le blue jean des chercheurs d'or n'est-il pas un modèle parmi d'autres présenté dans les défilés Haute Couture ?
La mode est pleine de contradictions mais c'est son charme : on l'accepte ou on y renonce.

TRADITION, TRADITIONS...
Il ne s'agit ni d'une invention ni d'une création ni d'une nouveauté. Cet article chaussant résulte de la transformation d'un produit authentique aux racines ancestrales. Un objet de la vie courante qui se hisse à ce niveau de succès, ce n'est pas banal. La tradition, un mot désuet pour certains, une idée en devenir pour d'autres. A la base, il y a  une sorte de chausson en peau de mouton retournée que portait les agriculteurs, les tondeurs de moutons, les bergers durant les périodes froides.  Les populations rurales avaient l'habitude de se protéger les pieds en les enveloppant dans des peaux de mouton, un bandage plus près de la chaussette russe que de la chaussure. La matière première était bon marché et à portée de mains. Au fur et à mesure la bottine pris forme, la fabrication était artisanale. Chacun pouvait fabriquer ses chaussons d'une manière sommaire en utilisant le plus souvent des chutes de peaux. Il suffisait de trois morceaux, fourrure à l'intérieur, de les assembler à grands points et de deux liens pour maintenir l'ensemble sur les mollets. Ni contrefort, ni talon, ni véritable semelle. Ces "habits de pieds" étaient portés à l'intérieur des habitations. Longtemps, ces articles furent considérés comme désuets, démodés, rustiques.



Les  pantoufles pouvaient bien ressembler à cela.
Si rusticité et simplicité étaient des caractéristiques des chaussons en peau, elles ne s'appliquent pas aux modèles du XXI eme siècle.
   
A minuit, la pantoufle se transforme en  bottines très chic : paillettes et tralala

LES PIEDS DANS UN THERMOS (récipient isotherme) 

Les qualités spécifiques de la laine de moutons firent le succès de ces chaussons. Bien qu'ils fussent portés en hiver pour tenir les pieds au chaud, ils étaient également utilisés en été pour garder les pieds au frais. Cette qualité fut utilisé par les aviateurs australiens enrôlés dans la RAF durant la première guerre mondiale. Leurs pieds étaient protégés d'un froid intense en altitude,  l'habitacle des avions n'était pas encore pressurisé. Des bottes ordinaires en cuir épais doublés de fourrures étaient parfaites lorsque l'avion volait à haute altitude, mais trop chaudes lorsqu'il volait plus bas. La peau de mouton étant isotherme, elle s'adapte à toutes les situations. En fait, ces articles n'étaient pas encore des UGG mais des "Fugs boots" qui faisaient partie du paquetage des aviateurs de divers pays.

DE L'OMBRE A LA LUMIERE 

Dans les années 70, les plages australiennes comme celles de Byron Bay étaient envahies par de surfers venus du monde entier pour défier des vagues démesurées.
Celui qui, le premier, eut l'idée de changer la destination des traditionnelles pantoufles en peau de mouton  fut, dit-on, Shane Stedman, fabricant de planches de surf.

UNE IDEE TOUTE SIMPLE

Des bottines utilisées pour déambuler sur le sable brûlant ou pour se réchauffer les pieds après avoir passé des heures sur une planche dans les eaux froides de l'océan. Alors que les clients de Shane Stedman, surfeurs assidus, se plaignaient d'avoir les pieds gelés en hiver ou brulés lorsqu'ils attendaient la bonne vague sur le sable en été. En puisant dans ses souvenirs il trouva le remède  : des pantoufles en peau de mouton que l'on enfile dès que l'on rentre à la maison. Le résultat ? Un produit  hybride mi pantoufle mi botte.  La forme simple, bout arrondi, ouverture suffisamment large qui permet d'enfiler les bottes comme des chaussettes  rapidement, sans fermeture à glissière ni lacet.  Afin de parfaire la transformation, il ajouta une semelle plus rigide.
Une semelle en E.V.A   
En passant de la maison à la plage, la sheepskin boot eut un succès commercial relatif très  localisé.  Shane Stedman n'eut pas la volonté de développer commercialement son idée. Il fabrique artisanalement ces bottes dans son arrière boutique et pour sa clientèle. La renommée de ces articles ne dépasse pas les limites régionales. Stedman dépose sa marque Ugh pour l'Australie et la Nouvelle Zélande. 
L'idée n'étant pas protégée, pas plus que le mot Ugh diminutif de ugly, le champ est libre et la concurrence est forte. En changeant une lettre ou la forme des lettres, des bottes en peau de mouton retournée furent fabriquées par de nombreuses entreprises en Australie dont certaines revendiquent la paternité du modèle . Très vite, la botte devint inséparable des planches de surf. Quelque soit la marque, à quelques détails près, le modèle est toujours le même. 

LA PLAGE, LE SOLEIL ET LES BOOTS

Les plages australiennes sont fréquentées par de nombreux surfers venus de l'étranger. Ils trouvent souvent le matériel sur place et, parmi les articles proposés, il y a la botte en peau de mouton. En quittant l'Australie, ils emportent dans leurs bagages ces curieuses chaussures. Et voilà comment on les retrouve sur les côtes californiennes. Objet de curiosité, objet de convoitise mais les seuls points de ventes se trouvent à des milliers de kilomètres et internet n'est pas encore opérationnel. Il faut attendre l'homme providentiel qui aura l'audace de sortir la pantoufle de sa torpeur et de la faire connaître dans le monde entier.

ET LA CHRYSALIDE DEVIENT PAPILLON

En 1978, un autre australien passionné de surf, Brian Smith, également diplômé d'une école de commerce, part en Californie, the place to be, là où les nouveautés naissent, là où la créativité est en ébullition. Il pense rester quelques mois aux USA le temps de découvrir l'article innovant qu'il pourra importer en Australie. Ses recherches sont vaines lorsqu'il tombe sur une annonce dans une revue destinée aux surfers. Ces quelques lignes déterminèrent la suite de sa carrière. Un fabricant de sheepskin boots australien recherche une personne susceptible de distribuer ses articles aux USA. Il n'importerait pas ; il exporterait.
De retour en Australie, il acheta une dizaines de paires de bottes et partit les vendre en Californie. La cible ? Les surfers américains, les amateurs de sports nautiques et les jeunes, toujours à l'affut de produits nouveaux. Smith mise également sur le décalage, attrait supplémentaire pour les ados trop contents de montrer leur opposition à l'ordre établi.

UN SUCCES POPULAIRE
L'audacieux australien réussit son pari. Il écoule rapidement son stock. La suite est une réussite qui fait rêver. Smith et un associé, pour parvenir à trouver des fonds, rallient à leur projet les amis, la famille.  Une somme suffisante est récoltée pour créer leur société "la compagnie de chaussures "UGG Australia" aux États-Unis. Le produit est adoubé par une population hétéroclite de la côte Est à la côte Ouest, sportifs californiens, stars hollywoodiennes, personnalités new-yorkaises.
  
En 1995, Smith  cède son entreprise à une société américaine de chaussures Deckers Outdoor Corp pour la somme de 15 millions de dollars ! Riche idée qu'il eut d'exporter les pantoufles.  
Entre les produits australiens et américains Stedman ne voit pas comment il peut sortir gagnant de cette aventure. Aussi lorsqu'en 1996 Deckers Outdoor Inc lui propose d'acheter les droits sur la marque australienne de UGH pour 10 000 livres australiennes et trois paires de bottes UGG par an et à vie, il n'hésite pas. Dans une entrevue avec une journaliste, il analyse la situation. Pour lui cette somme était importante, elle lui permit de payer la scolarité de ses enfants dans une école privée. C'était inespéré.

TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN! 

En 2002 déjà plus de 30 000 paires furent vendues aux USA... en 2011  22 millions dans le monde
Shane Stedman continu à fabriquer des planches pour les surfers, il vit sa vit, il poursuit son rêve de surfer...




 quant à Brian Smith  il vous donne les clés de la réussite, enfin de sa réussite


  



DECRYTAGE DES UGGS

Les premiers modèles des UGG australia étaient plus confortables qu'esthétiques.  Depuis les modèles se sont multipliés s'adaptant à une clientèle  beaucoup plus variée et l'originalité va de pair avec le confort.   



La forme, arrondie du bout, laisse toute leur liberté aux doigts de pieds, même si la ressemblance avec les pieds d'ours peut paraître incongrue. 

On note l'absence de talon sur les modèles vintage, la semelle extérieure est en  EVA (éthylène acétate de vinyle), plate mais épaisse et antidérapante grâce à sa surface striée. C'est un bon isolant qui facilite la marche sur des sols irréguliers, humides, glacés ou très chaud.
La tige est large et sans fermeture à glissière, sans lacets, le modèle de botte classique s'enfile comme une chaussette, rapidement et sans effort...

Si l'on remonte dans l'histoire de la chaussure, les modèles pattes d'ours étaient déjà à la mode à la Renaissance, la mode est, preuve à l'appui, un éternel recommencement

Des Ugg ?  Non détails d'une tapisserie de la Renaissance
On peut puiser plus avant dans l'histoire et envisager que, l'homme préhistorique, qui se couvrait le corps avec des peaux de bêtes, avait imaginer protéger ses pieds en les enroulant dans une fourrure, tout comme les grognards de Napoléon, durant la retraite de Russie, enveloppaient leurs pieds meurtris dans des morceaux d'étoffes : les fameuses chaussettes russes.  

Les finitions, les coutures sont à l'extérieur afin de ne pas irriter la peau puisque les Uggs sont portées pieds nus. La semelle intérieure est en laine de mouton mérinos. Neuve, elle est épaisse mais très vite, elle feutre un peu et s'adapte à votre voute plantaire, ce qui augmente son confort. 


 Au dire de la  direction, bien que les articles soient fabriqués dans différentes régions du globe, la matière première demeure la peau et la fourrure de moutons mérinos d'Australie et de Nouvelle Zélande.


La matière première, la peau de mouton, fourrure à l'intérieur pour plus de douceur et surtout pour une bonne protection thermique. Le peau de mouton est une matière isolante naturelle, mais la rendre imperméable nécessite un traitement.


La thermorégulation améliore le confort des Uggs ; les qualités de la laine sont largement exploités dans les Uggs. La laine est une matière magique. Comme la soie, elle est isotherme. Vos pieds seront à température idéale, celle de votre corps aux environs de 37° qu'il fasse -34 ou + 26°. Géniale la nature non ?

Le fait d'être pieds nus autorise le contact direct avec la semelle en laine qui est un isolant très efficace. De plus, comme la laine absorbe l'humidité, le problème de la transpiration est réglé.

LA LOI DE L 'OFFRE ET DE LA DEMANDE
La gamme des UGG Australia s'élargit avec les années pour répondre à la demande de la clientèle. Aujourd'hui, les modèles se déclinent pour hommes, femmes et enfants.  Toujours plus de couleurs et plus de modèles. Les sandales font partie de l'offre UGG qui ne se cantonne plus aux bottines et aux bottes. 

FIN 



  


 



  



 


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jeudi 11 juin 2015

EVENEMENT CHEZ DE GILLES TISSUS

C'est un évènement chez De Gilles Tissus  ! Pour la première fois il y aura des soldes  à partir du 24 juin sur la mercerie et les tissus.
C'est aussi la dernière fois puisque la boutique fermera définitivement fin Octobre 2015, pour cause de retraite.